Fiche Activité
03
COMPRENDRE LA RÉSISTANCE
Timeline
La colonisation belge au Congo
Objectifs
de l’activité
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Amener les jeunes à réfléchir à ce que signifie « résister »
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Inviter les jeunes à comparer des formes historiques et actuelles de résistance, à discuter de leur efficacité et de leurs limites, et à réfléchir aux risques et aux bénéfices d’un engagement résistant.
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Instructions pour
l’enseignant.e.s
Poser les cartes sur une grande table
les élèves sont autour, debout.
Imprimer les 15 cartes
faire participer les ÉLÈVES
Demander aux élèves de remettre les cartes dans l’ordre chronologique. (10/15 min)
A tour de rôle les élèves expliquent les cartes, et ce qu’ils/elles en ont compris. L’enseignant·e complète les informations et si besoin corrige le placement des cartes. (30 min)
1 période de 50 minutes
Durée conseillée
Explication
des Cartes
Exploration : Henri Morton Stanley
1841-1904
Journaliste et explorateur anglais.
Appelé par Léopold II en 1878 pour explorer le Congo, il n’est dans un premier temps pas motivé, il finira par accepter, appâté par un salaire de ministre additionné aux revenus que lui offrent les missionnaires. Il rapportera des détails cartographiques et géographiques sur le pays ainsi que sur certaines ressources comme l’ivoire.
Sa violence extrême contre les populations locales marquera profondément Congo, d’où son surnom de Boula Matari en kikongo, « celui qui fend les rochers ». Autrement dit, celui qui passe à travers tout, qui écrase tout sur son passage, un nom qui inspire la peur et qui désignera ensuite plus généralement le pouvoir colonial et ses agents.
Stanley fera signer des traités aux chefs coutumiers, dans une langue qu’ils ne connaissent pas, qui octroient leurs territoires ainsi que la force de travail de leurs peuples à Léopold II.
Sans père, John Rowlands, de son nom de naissance, fut placé à la garde de son grand-père puis en maison de travail (maison de correction) où il fut maltraité. Il embarque à 17 ans pour l’Amérique où il sera adopté par la famille Stanley. Il s’engage dès 1861 dans la guerre de sécession des futurs Etats Unis, se battant pour les confédérés, les sudistes puis les nordistes. Ensuite, dans le cadre de son travail journalistique, il sera envoyé dans différents pays, notamment en Abyssinie, en Egypte et en Espagne où il couvre la révolution de 1868.
Il se rend ensuite en Afrique de l’est où il a été envoyé en 1871 pour retrouver le missionnaire David Livingstone qui s’est perdu en cherchant les sources mythiques du Nil. Stanley le retrouve et continue son voyage vers l’Afrique centrale.
Stanley rencontre aussi Tippo Tip, puissant marchand d’esclave arabisé, dont la zone d’influence s’étend de Stanley Falls jusqu’au Lac Tanganyika. Stanley et Tippo Tip monteront une expédition à travers la forêt équatoriale, en 1877 Stanley arrive à Ntamo, future Léopoldville aujourd’hui Kinshasa.
Stanley sera présent aux côtés de Léopold II à la conférence de Berlin en 1885 afin d’obtenir le Congo comme colonie. Puis en 1889 à la grande conférence contre l’esclavage. Principale justification de Léopold II avec la christianisation afin d’obtenir le Congo. Stanley fera d’autres expéditions en Afrique et ce jusqu’en 1890.
Exploration : Pierre Savorgnan de Brazza
1852-1905
Noble français d’origine italienne
Il sert dans la marine française avant de se lancer dans l’exploration. Il obtient le soutien financier de Jules Ferry et Léon Gambetta pour sa première exploration (1875-1878). Il sera ensuite aidé par la société française de géographie et le ministère de la marine pour ses expéditions suivantes (1879-1882). Il remonte le fleuve Congo et fonde Brazzaville en 1880.
Se disant opposé à la violence comme l’était Livingstone, il fera pourtant signer des traités aux rois de Congo lors de ces expéditions. Dans ceux-ci les rois lèguent leurs territoires à la France. Pour y parvenir, Brazza n’hésite pas à recourir à la menace de la guerre. Il laissera son nom au Congo Brazza et à Brazzaville.
Conférence de Berlin
15 novembre 1884 au 26 février 1885
Le chancelier allemand Otto Von Bismarck ré unit à Berlin les chefs d’états des grandes puissances européennes : L’Allemagne, l’Autriche-Hongrie, la Belgique, le Danemark, l'Empire ottoman, l’Espagne, la France, le Royaume-Uni, l’Italie, les Pays-Bas, le Portugal, la Russie, la Suède-Norvège ainsi que les États-Unis y participèrent. Ils se partagent l’Afrique comme un gâteau, de-là les frontières africaines qui semblent avoir été tracée à la latte. Mais les représentants des peuples africains n’y sont bien sûr pas invités. La conférence se tient en français conformément aux règles de la diplomatie internationale de l’époque.
La plupart des pays européens convoitent ou sont déjà installés dans certaines zones de l’Afrique et Bismarck cherche à désamorcer les conflits entre eux. Mais il s’agit surtout des côtes fréquentées depuis longtemps par les Européens pour la traite, il faut maintenant pénétrer l’intérieur des terres. Il s’agit de prendre possession du maximum de territoires possible pour devancer les autres pays et de garantir ainsi le contrôle de grands territoires à long terme comme en possédaient déjà l’Amérique et la Russie. Ils imaginent aussi découvrir de nouvelles matières premières et créer de nouveaux débouchés.
Vu que les Anglais se sont déjà appropriés le fleuve Niger, la conférence s’oriente vers le fleuve Congo. Léopold ambitionne lui aussi une colonie après plusieurs échecs en Chine et aux Philippines et ses comptoirs sont déjà installés sur la rive gauche du fleuve Congo. Considéré comme philanthrope pour avoir convoqué les plus grands géographes et réunir les fonds baptismaux pour la création de l’Association internationale du Congo. Léopold II vante l’apport de la civilisation à l’Afrique, selon ses propres mots : « percer les ténèbres qui enveloppe des populations entières, c’est une croisade digne de notre siècle de progrès ». Les richesses qui feront sa fortune seront découvert beaucoup plus tard.
Il obtiendra le centre de l’Afrique, « terra incognita », loin des côtes, donc ayant peu d’accès à la mer, point de départ des marchandises envoyées à la métropole.
La conférence, fidèle à l’état d’esprit du moment, le libéralisme humanitaire, veut faire du bien à l’Afrique en apportant la civilisation à ses habitants, leur faire du bien sans leur demander leur avis. Et il s’agira ensuite être reconnaissant envers l’Europe.
La colonisation de l’Afrique par les Européens
(carte 1914)
On peut y voir qu’avant la première guerre mondiale, l’entièreté de l’Afrique est colonisée, soit trente millions de kilomètres carrés. Même les Afro-américains du Libéria entretiennent un fonctionnement colonial dans le pays. La France et l’Angleterre possèdent des colonies immenses : L’AOF : Afrique occidentale française et l’AEF : Afrique équatoriale française avec Madagascar pour la France et des territoires en Afrique de l’est (Egypte, Soudan, Ouganda, Kenya), de l’ouest (Sierra Leone, Nigéria et Ghana) et du sud pour l’Angleterre. L’Allemagne empoche le Togo, le Cameroun, la Tanzanie et la Namibie. L’Italie prend la Lybie ainsi que des territoires dans et autour de l’Abyssinie. A l’Espagne revient une partie du Maroc et de la Mauritanie et la toute petite Guinée espagnole. Enfin, le Portugal reste maître de la Guinée et de l’Angola.
Sur la carte plastifiée, on peut lire un rappel de la définition de la colonisation. Les marchandises rapportées en métropole seront les matières premières des usines, en pleine époque d’industrialisation, les produits finis qui en sortiront seront vendus dans tout l’Occident.
EIC : État Indépendant du Congo
1885-1908
Appelé le jardin de Léopold II, le Congo lui appartient en propre mais il ne s’y rendra jamais, apparemment apeuré par les maladies tropicales. Par contre il investit dans son projet aidé par la banque Baron Lambert (future BBL puis ING), il profitera aussi des expositions coloniales pour trouver des investisseurs.
Léopold envoie des colons pour organiser l’exploitation de sa colonie. Réalisation de chemins de fer et de places portuaires sur le fleuve, exploitation dans un premier temps de l’ivoire et extraction du caoutchouc de l’hévéa. Très vite, l’intérêt se porte aussi sur les zones aurifères ainsi que sur d’autres minerais comme le cuivre. Léopold distribue des terres aux entreprises belges privées sous forme de concession afin que celles-ci les exploitent. La plupart de ces terres sont décrétées « inhabitées » et deviennent possession de l’État Indépendant du Congo.
L’ivoire : pendant la colonisation entre 800 et 1000 tonnes d’ivoire seront envoyés en Europe chaque année. Ces massacres d’éléphants ont entrainé la disparition de ces animaux dans différentes régions d’Afrique.
Le caoutchouc : 1900, « le miracle du caoutchouc » rapporte beaucoup d’argent grâce à la nouvelle industrie automobile. En effet, la fabrication des pneus de vélos et de voitures nécessite toujours plus de caoutchouc. C’est l’anglais Dunlop qui invente la chambre à air et permet ainsi le développement du pneumatique. C’est en Belgique que la voiture : « la jamais contente » atteint les 100 Km à l’heure pour la première fois. Les populations colonisées vivant aux alentours de forêts dans lesquelles on trouvait des hévéas sont réduit au travail forcé.
Le travail forcé
Le système colonial, pervers par essence, exploite les territoires conquis et leurs populations quel que soit le système politique en place. Le travail forcé est le fondement de l’économie coloniale et sera utilisé des origines en 1885 jusque dans les années 1950.
Le terme indigène qui à la base désigne la population vivant sur un territoire donné va changer de sens pour devenir un terme synonyme de sauvage et apporte de fait la négation de droit reconnu à la citoyenneté (droit à être représenté, à être défendu par la justice, etc.)
Les peuples colonisés ne sont pas des esclaves, ils n’ont pas été achetés pourtant leurs traitements sont comparables à ceux de l’esclavage. Leurs familles pouvaient être séquestrées pour éviter leur fuite et les obliger à travailler. Les conditions de détention sont telles, que la plupart d’entre eux ne survivent pas. La menace, la violence et la mort étaient utilisés couramment. Il s’agissait alors de produire à moindre coût et de maximiser les profits.
Le meilleur exemple est la ligne de chemin de fer Congo-océan qui déplace des milliers de gens d’une région à une autre pour être construit. Ceux-ci, mal nourris, mal soignés atteignent un taux de mortalité considérable. On parle d’un mort par traverse.
Tortures et mauvais traitements
Les actes de cruauté commises en EIC additionnés aux maladies épidémiques (maladie du sommeil, variole, grippe porcine et amoebose) et à la famine avec pour conséquences la baisse du taux de natalité sont à la base de la chute démographique du pays à cette époque qui se compte en millions de personnes.
L’affaire des mains coupées : coupées par des soldats de la Force publique composée d'auxiliaires locaux qui devaient rendre compte de chaque coup de feu tiré en ramenant les mains de leurs victimes. Les balles étant comptées après chaque intervention. Mais ce traitement devint un supplice infligé aux autochtones.
A propos des Congolais qui frappent des Congolais, il s’agit de milices créées par les Belges avec des enfants orphelins, désœuvrés ou perdus. Adopté et éduqués par des membres du clergé, ils sont enrôlés ensuite dans la défense armée.
Justification, religion, enseignement,
structures économiques
Léopold justifie ses actions en parlant de christianisation, lutte contre la polygamie, l’esclavage (Tippo Tip et traites orientales vers le monde arabe), en bref, il dit apporter la civilisation. (voir conférence de Berlin). Pour ce faire, il met aussi l’accent sur l’enseignement et la création d’écoles ainsi que sur l’apport de structures économiques (chemin de fer, bateaux, mines, etc.)
Bien sûr, toutes ces structures serviront la Belgique bien plus que les Congolais. Le taux de scolarisation d’enfants du pays, assuré par des missions religieuses, est extrêmement faible à l’époque de l’EIC. L’administration coloniale se concentrant principalement sur l’exploitation des ressources. En ce qui concerne le Congo belge, on parle de 50% d’enfants de moins de 12 ans à être scolarisés.
Justification, les expositions coloniales
Les expositions coloniales ou universelles ont commencé au milieu du XIXème siècle et ont durées jusqu’à l’avènement du cinéma qui en quelques sorte les remplacent. Avec des films comme King Kong. Elles se sont déroulées dans tous les pays occidentaux, des Etats-Unis jusqu’en Russie.
Ces expositions se déroulent dans des zoos ou larges espaces extérieurs aménagés. On y expose des bâtiments d’architecture, des objets et on met en scène les populations colonisées. Elles doivent apparaitre au public comme sauvage, souvent à moitié nu. Lors de l’exposition de Paris en 1931, les Kanaks de Nouvelle Calédonie sont qualifiés de « sauvages-cannibales » d’après l’écriteau apposé sur leur enclos.
Ces zoos humains représentaient une attraction à une époque sans cinéma ni télévision, elles rencontrèrent un franc succès. Celle de Bruxelles de 1897 fut rallongée du printemps jusqu’en automne tant le monde affluait. Les 7 congolais qui dansaient en pagne malgré le froid sont morts dans l’exposition et à ce jour, ils sont toujours enterrés à Tervuren (4 étaient déjà morts en mer).
En Belgique, Léopold organise de telles expositions sur l’emplacement de l’actuel Musée d’Afrique centrale à Tervuren. La première, l’Exposition internationale de Bruxelles en 1897, abritait le palais des colonies, l’actuel AfricaMuseum, ainsi que des reconstitutions de villages congolais avec des personnes exhibées. L’exposition suivante de Bruxelles se déroula en 1910 et la dernière en 1958 (construction de l’Atomium).
Ces expositions servaient la propagande royale, afin de promouvoir le projet de Léopold et ainsi attirer des investisseurs.
Des concours de nourriture et de boisson étaient organisé sur le site, certains participants sont célèbres aujourd’hui comme Stella Artois ou Léonidas, deux vainqueurs de ces concours. Artois reçu la franchise de sa bière au Congo (80 fois plus grand que la Belgique) et rajouta « Stella », l’étoile au centre du drapeau de l’EIC en remerciement. Léonidas, lui, reçu du cacao d’excellente qualité venue du Congo.
1. Voir « Sexe, race et colonies », Collectif, Pascal Blanchard,
Nicolas Bancel, Gilles Boëtsch, Dominic Thomas, Christelle
Taraud, Editions La Découverte, 2018
Dénonciation des crimes
Alice Harris envoyée au Congo pour un remplacement dans l’enseignement est révoltée par l’abominable situation des Congolais. Rentrée en Angleterre, elle raconte ce dont elle a été témoin mais personne ne la croit. Elle achète alors le premier appareil photo Kodaks et rentre au Congo. Un jour, un père l’appelle, il tient la main et le pied de sa fille emballés dans une feuille de banane. La photo qu’elle prend fera le tour du monde (1904).
Elle envoie des photos à Edmund Morel qui devient le premier lanceur d’alerte et propulse les médias dans une ébullition sans précédent. Léopold II, renommé « le roi sanguinaire » est montré du doigt, caricaturé et des articles s’écrivent sur abus qui se déroulent au Congo. (Articles, livres et créations d’une association contre les abus de 1900 à 1910)
Critique des agissements du roi et enquête
La critique est internationale et devient un évènement médiatique de taille, Léopold est fustigé de tous côtés.
Mise en place de la commission d’enquête
Le rapport Roger Casement, réalisé à la demande du « Foreign Office » britannique en 1904 expose au grand jour les atrocités commises au Congo. Meurtres, mutilations et traitements inhumains infligés à la population congolaise par les agents de Léopold II pour l'exploitation du caoutchouc.
Le rapport a alimenté un vaste mouvement de protestation au Royaume-Uni et dans le reste du monde anglophone.
Face au tollé international, Léopold II est contraint par le Parlement belge de mettre en place une commission d'enquête indépendante en 1904. Les conclusions de cette commission ont confirmé les révélations du rapport de Casement, ne laissant plus aucun doute sur la brutalité du régime.
Léopold est contraint de le Congo à la Belgique en 1908.
Mort de Léopold fin 1909.
Le Congo belge
1908-1960
Par définition, la colonisation est un rapport de domination et on ne peut pas parler de meilleure situation.
Politique : administration coloniale centralisée à Bruxelles et gérée par un Gouverneur Général à Boma. Structurée autour de services clés : Force Publique, santé, éducation, etc. avec une forte hiérarchie, encadrant une population congolaise privée de droits politiques et soumise à une discrimination raciale, organisant le territoire en districts et territoires, sous l'égide du "service territorial" et imposant le travail obligatoire, tout en gérant aussi le territoire voisin du Ruanda-Urundi sous tutelle.
Économie : Pour effacer l’image du caoutchouc et du scandale des « mains coupées », on développe la culture du coton, du cacao et du palmier à huile. Les exportations d'or, d'étain, de cuivre et surtout d'uranium sont importantes, favorisées par une demande des Alliés pendant la Seconde Guerre mondiale. Les matières premières sont envoyées en métropole. Conséquences : « les golden sixties ».
Social : Les Évolués sont une classe sociale au Congo belge instaurée par la métropole. Ils se situent entre ces deux univers, ils sont civilisés à la manière de l’Europe, ne seront jamais Blancs, mais « presque Blancs ». Ils sont tenus d’avoir une cuisine équipée à l’occidentale, de manger avec des couverts et de faire porter des culottes à leurs enfants, entre autres règles contrôlées régulièrement par les colons. Patrice Lumumba lui-même s’était élevé à la classe sociale des « Évolués ».
La langue française est, du début à la fin de la présence belge au Congo, la seule langue officielle, faisant du Congo un des pays francophones les plus importants.
École : outil de domination culturelle et de soumission à l’autorité coloniale, les écoles primaires voient le jour. L’enseignement secondaire destiné aux Congolais est axé sur les études professionnelles ou techniques ; c'est seulement à partir des années 1950 que le Gouvernement belge commence à développer les écoles secondaires d'enseignement général.
Régions du Congo belge
Liste des minerais par province.
Richesses minières au Katanga, Kassaï et Kivu
Cartes différentes langues et cultures, État hétérogène
dû au partage de l’Afrique par les Européens.
Néocolonialisme
Cartes
L’Occident continue d’acheter à bas prix les ressources
dont il a besoin.
Décolonisation
1960
Les mouvements en faveur de l’indépendance se créent, des manifestations voient le jour. Lumumba, représentant en bière, est au cœur des débats politiques avec la population. Il enjoint le peuple à prendre son indépendance.
Néocolonialisme
Ressources
La technologie actuelle nécessite des minerais rares en grande quantité disponibles dans les sous-sols de la RDCongo.